Rio de Janeiro est l’une des villes qui fait le plus rêver au monde, mais qui peut également inquiéter avant un voyage, notamment en raison de l’insécurité, de la barrière de la langue ou des choses à prévoir avant de partir, y compris l’argent et les déplacements. Si vous hésitez encore à prendre un billet d’avion, je ne peux que vous conseiller de le faire, Rio de Janeiro sera à coup sûr l’un des voyages les plus marquants de votre vie.
Concernant la sécurité, il y a effectivement un risque à Rio, mais il n’est pas aussi important qu’on pourrait le croire. Il suffit d’avoir un peu de bon sens en évitant de porter des bijoux trop précieux ou de sortir son téléphone trop souvent dans la rue sans faire attention à son environnement. Il faut rester vigilant, notamment près des plages en fin de journée ou dans les quartiers festifs la nuit, mais il n’y a pas des braquages à tous les coins de rue. Si cela arrive par malheur, n’essayez pas de résister, les braqueurs sont armés et n’hésiteront pas à être violents en cas d’opposition. Pour les plus inquiets, vous pouvez utiliser une sacoche à cacher sous le t-shirt et prévoir à côté un faux téléphone ou portefeuille à donner au cas où, ce qui ne devrait pas être nécessaire. Il faut en revanche ne pas relâcher sa vigilance. J’ai connu des touristes qui étaient très précautionneux au début et qui en se rendant compte que l’insécurité est moins présente que ce à quoi ils s’attendaient, font moins attention et c’est à ce moment-là que les problèmes peuvent arriver.
Pour ceux qui ne parlent pas portugais, la barrière de la langue peut exister, d’autant plus que les Brésiliens ne sont en général pas très à l’aise avec l’anglais, même dans certains hôtels ou restaurants. En revanche, ils sont plein de bonne volonté et feront les efforts nécessaires pour communiquer et finir par se comprendre. Bref là aussi, ne pas parler la langue de Paulo Coelho n’est pas une excuse pour ne pas partir ! Les Brésiliens sont très chaleureux et peuvent aussi vous offrir volontiers à boire ou à manger. En France, la politesse serait de refuser, ce qui peut être assez mal pris au Brésil. S’ils vous offrent quelque chose, c’est qu’ils en ont envie, et si vous aussi, alors il n’y a aucune raison de refuser.
Maintenant que votre billet d’avion est pris, vous pouvez penser aux dépenses sur place. Afin d’éviter des frais sur chaque paiement, il est plus que conseillé d’opter pour une banque en ligne, comme Boursorama, Revolut ou N26. J’ai personnellement une carte Boursorama, mais les deux autres fonctionnent également très bien. Les commerces ont quasiment tous un terminal de paiement et même des vendeurs de rue en sont équipés. Le commerçant vous demandera également si vous souhaitez payer en « debito » ou « credito », répondez simplement « credito », la seule option qui fonctionne pour les cartes étrangères.
Les Brésiliens utilisent aussi également beaucoup Pix, une application qui permet de faire des virements immédiats, mais il faut un compte bancaire brésilien pour y accéder. À oublier donc, à moins que vous ne disposiez d’un RNE, une carte de résident au Brésil. Vous pourrez donc avoir besoin d’espèces pour certaines dépenses, notamment à la plage ou pour des paiements à des particuliers. Il n’est pas utile de changer ses euros pour des reais en France, le taux sera moins intéressant qu’un retrait au Brésil. J’utilise pour ma part la banque Bradesco pour les retraits, mais d’autres banques existent comme Itaú, HSBC ou Banco do Brasil. Pour faire un « saque », le distributeur automatique de la banque peut proposer un taux de change peu avantageux. Il faut le refuser et cela n’empêche pas de recevoir la somme demandée, mais à un taux plus intéressant… Il existe aussi des « Banco 24 hrs », des distributeurs automatiques, notamment dans les métros ou des pharmacies. Il y a une taxe de 24 reais par retrait et le taux est moins bon, mais cela peut être une solution rapide s’il n’y a pas de banque à proximité ou si vous êtes inquiet de faire un retrait dans une banque.
Maintenant que vos soucis ne sont plus, il vous suffit de prendre votre passeport et d’embarquer pour l’avion. À votre arrivée, si vous avez déjà Internet (il y a un wifi dans l’aéroport, mais il n’est pas toujours fiable), vous pourrez appeler un Uber. Concernant Rio et l’aéroport Galeão, les Uber se situent à l’étage 0, mais à l’écart des sorties immédiates. Il faut donc prendre la sortie A et s’éloigner de l’aéroport en direction de l’une des trois zones destinées au Uber avec trois couleurs distinctes : orange, vert et violet. Le taxi est plus cher et les arnaques ou prix abusifs peuvent arriver fréquemment.
Pour vous déplacer dans la Zone Sud de Rio, vous pouvez utiliser le métro, qui est très propre et sûr. Vous n’avez pas besoin de ticket, il suffit de passer la carte bancaire au portique pour pouvoir passer. Il y a aussi une loi qui mériterait d’être exportée en France et qui réserve un wagon uniquement aux femmes, les jours de semaine entre 6h et 9h et 17h et 20h. Il est très mal vu pour un homme d’utiliser ces wagons, qui sont repérables par une porte rose et un avertissement sur fond rose dans le métro. Faites donc attention si vous utilisez le métro lors de ces heures définies ! D’autres quartiers sont moins accessibles en métro, comme Santa Teresa ou Lapa. Le Uber est peu cher, à plusieurs il peut même revenir moins cher que le métro. Vous ne devez donc pas hésiter à l’utiliser, même pour de très courtes distances. Il m’est déjà arrivé de prendre un Uber pour faire 400 mètres entre deux bars de Lapa, le quartier festif de Rio, mais qui peut devenir très rapidement mal fréquenté. Pour les voyages vers une autre ville de l’État de Rio de Janeiro ou du Brésil, de nombreuses compagnies comme FlixBus, ClickBus, Aguias Brancas, Expresso do Sul, 1001 ou encore Penha opèrent depuis la gare routière Novo Rio Bus Terminal. Il y a plusieurs gammes, mais les bus sont plutôt confortables et les sièges « leito » permettent de s’allonger, les voyages pouvant être très longs.
Pour vous déplacez en Uber, vous aurez besoin d’un téléphone avec Internet, certains opérateurs comme Free, Orange ou SFR proposent un forfait d’un mois pour l’Amérique du Sud. Vous pouvez sinon acheter une carte SIM au Brésil à un tarif très abordable, pour un certain nombre de jours d’utilisation et de données internet que vous pouvez utiliser. Il s’agit d’une carte « pré-pago », proposée par des opérateurs comme Claro, Vivo, Tim et Correios. Vous autre certainement besoin d’un CPF pour activer la SIM et vous pourrez ensuite faire des recharges en envoyant directement un message à l’opérateur. Sans CPF, vous pouvez tenter votre chance dans un kiosque à journaux où le vendeur s’occupera pour vous de l’enregistrement. Autre solution, des boutiques Vivo de la zone sud (à Leblon notamment) acceptent d’ouvrir une ligne avec votre passeport français comme document.
Outre l’ouverture d’une ligne téléphonique, le CPF peut vous servir dans la vie quotidienne, par exemple pour voyager en bus entre deux villes. Le CPF est un numéro d’identité à 11 chiffres et est délivré par l’administration brésilienne. Vous pouvez remplir une pré-demande directement sur Internet en tant qu’étranger puis prendre rendez-vous au Consulat afin de faire vérifier vos documents. Votre CPF (unique et définitif) vous sera ensuite envoyé par mail. Les infos sont disponibles directement sur le site du gouvernement : https://www.gov.br/mre/pt-br/consulado-montreal/cpf-cadastre-de-personne-physique
Je finis cet article sur les prises électriques au Brésil. Pour les chargeurs de téléphone, vous n’aurez pas besoin d’un adaptateur. En revanche, les prises de type E (avec prise de terre) ne rentrent pas dans les socles C brésiliens. Pour utiliser une batterie d’ordinateur portable par exemple, vous aurez donc besoin d’un adaptateur, qui peut facilement se trouver sur les marchés.
Il ne vous reste plus qu’à ne pas oublier de mettre les tongs dans la valise et à bientôt au Brésil.






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